COMPRENDRE

Les neuro sciences nous permettent de comprendre le fonctionnement du cerveau humain et les recherches continuent avec des découvertes continuelles sur cet organe qui garde pourtant encore bien des mystères…

Par l’évolution de l’espèce, l’Homme possède un cerveau « trois-en-un » ( 3 couches cérébrales imbriquées)  comme l’ont démontré les travaux en neuro sciences de Paul Mac Lean : 

Le cerveau reptilien (aussi appelé cerveau « primitif » ou « premier »). C’est le cerveau des reptiles. Il est responsable de la préservation de l’individu et du fonctionnement de notre métabolisme. C’est un cerveau inconscient (heureusement qu’il ne faut pas penser à respirer ou à agir pour que notre cœur batte !) qui joue aussi un rôle dans nos instincts (se nourrir, dormir, se reproduire, réagir face au danger…).

C’est lui qui réagit en premier lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois, que vous découvrez un lieu ou que vous apprenez une nouvelle…

Il a deux modes de réaction : 

  • Pas de danger : « la vie continue » et nous pouvons alors utiliser aisément les autres parties de notre cerveau.
  • Danger : là encore deux façons d’agir : la fuite ou l’attaque. C’est ce qui explique l’agressivité parfois explosive d’un automobiliste coincé dans un embouteillage : il ne peut pas fuir donc il attaque !

Ce cerveau est sensible à la peur individuelle mais aussi collective. 

Le cerveau limbique. C’est le cerveau des mammifères et chez l’homme c’est le cerveau émotionnel C’est le lieu des échanges et de la communication, de la structuration sociale, de l’organisation et du leadership (regardez une meute de loup avec le mâle dominant, les chasseurs, les défenseurs…) . L’Homme est un animal social.

Le cerveau cortical, cerveau de l’homme et des grands singes (s’est développé lors du passage de la quadrupédie à la bipédie). Chez l’homme c’est le cerveau intellectuel, celui de l’abstraction, de l’analyse, de la fixation d’objectifs, des chiffres mais aussi de l’imagination, de la créativité, de la projection vers le futur…

Un autre scientifique Roger Sperry a montré que nous avions deux hémisphères cérébraux avec des caractéristiques différentes : 

L’hémisphère gauche (aussi appelé cerveau gauche) se charge de l’analyse, à une démarche séquentielle (aime faire les choses les unes après les autres), organisée, planifiée, qui aime le détail. C’est le cerveau rationnel, logique, mathématique.

L’hémisphère droit (ou cerveau droit) préfère lui être dans la vision globale, la synthèse, la capacité à faire plein de choses en même temps (simultanéité), l’intuition, l’artistique.

J’utilise en formation, en coaching mais surtout dans la vie de tous les jours, l’approche comportementale Herrmann, du nom de Ned Herrmann, qui a établi, en faisant une synthèse des travaux de Paul Mac Lean et Roger Sperry, un modèle (HBDI© : Human Brain Dominance Instrument) représentatif du fonctionnement cérébral d’un individu déterminant les comportements préférentiels de chacun.

En effet chaque individu a naturellement tendance à utiliser certaines zones de son cerveau plus que d’autres et possède donc un profil cérébral (préférences comportementales) qui lui est propre et qu’il développe, renforce ou module tout au long de sa vie. 

Ned Herrmann n’a pas retenu dans son approche métaphorique le cerveau reptilien inconscient et a représenté les cerveaux gauche, droit, limbique (= émotionnel, en bas) et cortical (= intellectuel, en haut) par quatre quadrants de couleurs différentes avec des caractéristiques propres à chacun des quadrants. 

Ainsi l’individu développe des préférences cérébrales plus ou moins importantes sur : 

  • le cerveau droit  (intuitif et global) 
  • le cerveau gauche (logique et analytique),
  • le cerveau limbique (émotionnel et affectif) 
  • le cerveau cortical (réfléchi, conceptuel et spéculatif). 

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est de voir comment un individu, en fonction de ses préférences cérébrales, va réagir à la situation et surtout comment nous pouvons utiliser toutes les ressources de notre cerveau.

Dans la situation actuelle, le cerveau reptilien individuel est sur sollicité par la peur individuelle et collective. Il vit très mal le fait d’être « enfermé » et de ne pas pouvoir « fuir » (lire article « BIEN VIVRE LE CONFINEMENT »).

Le cerveau cortical est le cerveau de l’individualité et de la réflexion alors que le cerveau limbique est celui du rapport aux autres et de l’action.

Les individus à forte préférence pour le cortical gauche vont privilégier l’analyse, les sources d’informations, les données quantifiées pour émettre un jugement. Ils ont une certaine tendance à « toujours avoir raison ».

Le problème, c’est que les différents médias apportent leurs lots de nouvelles et de contre -nouvelles, que chacun émet un avis et que l’on a vu émerger un nombre incalculable « d’experts » en tous genres qui brouillent la logique cartésienne de ces corticaux gauches (quand ils ne s’improvisent pas experts eux-mêmes !). Ce sont les premiers qui se sont rués sur les chaines info pour s’en dégouter quelques temps plus tard.

Quand on présente une forte préférence en cortical gauche, on recherche toujours la performance. 

Ces personnes sont frustrées de la situation présente et le risque est grand qu’elles critiquent tout et tout le monde (le gouvernement, les institutions … et même les voisins !) car leur niveau d’exigence est élevé. Leur réaction de peur est la colère.

Lorsque le cortical gauche n’est pas brouillé par l’émotionnel, c’est lui qui permet de « refroidir », de faire baisser la tension. Il est donc souhaitable d’utiliser ses qualités premières. Cette région cérébrale nous aide à prendre du recul, à se distancier de ce flot ininterrompu de nouvelles, à analyser de façon cartésienne, à se fixer des objectifs, à développer des stratégies et à inventer une nouvelle source de performance dans cette situation de contraintes. Il procure l’ancrage, la solidité et la puissance. 

Pour les « corticaux droit » (c’est-à-dire les personnes en préférence sur le cortical droit), la première réaction est de dédramatiser. Ce quadrant a besoin de légèreté donc ne veut pas prendre immédiatement la mesure de l’événement. Il aime s’amuser en toutes circonstances, même les plus graves, ce qui peut donner lieu à un humour très particulier, apprécié que des corticaux droit eux-mêmes ! Leur réaction de peur est la fuite par rapport au problème. Ils aiment prendre des risques, n’obéissent pas franchement aux règles (elles sont faites pour être contournées !), veulent faire différemment et pensent que les lois et les consignes ne sont pas pour eux (d’où le fait qu’ils puissent se faire traiter d’irresponsables par les autres).

Le cortical droit est le quadrant de la liberté et de tous les possibles. Il est à l’aise avec ce qui est inédit, ce qui représente une forme de challenge pour lui. Comme cette région du cerveau aime se projeter, il faut utiliser ses qualités : la créativité, l’imagination, la recherche de solutions originales, l’inventivité pour vivre ce quotidien et imaginer un autre demain. Car le cortical droit est le quadrant de l’adaptation.

Pour ce cerveau quand on ne peut pas voyager à l’extérieur, il faut voyager à l’intérieur. 

Les personnes en préférence sur le limbique gauche sont certainement celles qui souffrent le plus  de la situation. En effet cette partie de notre cerveau cherche la sécurité à tout prix ; elle déteste l’inconnu, l’imprévu, ne pas savoir à quoi s’attendre…car elle aime planifier et organiser à l’avance, ça la rassure.

La réaction de peur est soit l’introversion soit l’explosion ( « cocotte-minute »).

Il est nécessaire de mettre à profit les caractéristiques de cette partie du cerveau pour bien gérer la situation : utiliser la séquentialité (« je fais ça puis ça, ensuite je passe à ca… « ) pour découper le temps, faire les choses minutieusement avec précision. Ranger, organiser et surtout concrétiser (besoin de marquer des étapes avec de petites victoires- les fameuses « quick win » -)! Il aime mettre en place des routines et des horaires et sera apaiser par la concrétisation et la finalisation des choses. Il a besoin d’être dans l’action !

Le limbique gauche est le champion incontesté de la « to do list » : le fait qu’elle soit très remplie peut lui procurer une certaine angoisse devant tout ce qu’il a à faire, mais sa joie est immense lorsqu’il raye la tâche effectuée !

Par contre, il est perfectionniste et ne saura pas forcément nourrir son circuit cérébral de la récompense (voir partie MES TRUCS PERSO). Il est très attentif à ce que les autres pensent de lui.

C’est également le quadrant de l’engagement, de la fiabilité. Il respectera rigoureusement les consignes car c’est une question de respect personnel et collectif.

Quand on est en préférence sur le limbique droit, l’Amour sous toutes ses formes guide notre vie . C’est le quadrant le l’émotif, de l’empathie, de l’échange, des contacts humains et de la transmission aux autres ; dans cette situation, les limbiques droits sont d’abord submergés par son ampleur, par le nombre de personnes concernées, par les malheurs des uns et des autres car c’est le quadrant de la connexion entre les individus.

La peur peut se manifester par des pleurs, des cris tout ce qui permet au trop plein émotionnel de sortir.

Par solidarité, les « rouges » (comme on les appelle en référence à la couleur utilisée pour ce quadrant, qui est la couleur du cœur), sont capables de déplacer des montagnes et ils sont très efficaces sur le terrain . Ils ont du mal à comprendre les réactions différentes des leurs.

Leur motivation et leur courage leur permettent d’être endurants du moment qu’ils se sentent utiles et pour peu qu’on leur exprime notre gratitude.

A titre d’exemple, beaucoup de professions d’aide (infirmier ( e ) s, aide-soignants, pompiers…) sont en nette préférence sur le cerveau limbique. Ils se dévouent pour les autres.

Bien sur, nous pouvons être un mélange de ces différentes caractéristiques, mais n’oubliez pas, en période de stress majeur, ce qui nous définit vraiment se révèle. 

ENTREPRENDRE

Travailler son énergie pour augmenter son immunité, baisser son stress, retrouver ou garder la joie de vivre, implique de « nourrir » nos quadrants cérébraux préférentiels mais aussi , si nous le souhaitons, de développer des préférences sur le ou les quadrants non préférentiels pour fonctionner à « cerveau total » c’est-à dire avoir à disposition tous nos potentiels et nos capacités.

L’Energie se travaille sur 3 plans : physique, psychique (mental et émotionnel) et spirituel.

Physique

  • Exercices physiques adaptés à notre envie, notre forme, notre santé 

Très important : mettez une tenue de sport, ne restez pas en pyjama ; cela participe au conditionnement pour l’activité

  • L’alimentation et la micro nutrition (cf la partie « MES TRUCS PERSO »)
  • La respiration 
  • Les étirements 
  • L’esthétique (auto massage, soins de beauté…)
  • Le rire !

Psychique

  • Apprendre de nouvelles choses (une langue, une danse, l’aquarelle…)  ; l’apprentissage est un puissant stimulant intellectuel
  • Se fixer des objectifs 
  • Se donner des challenges (passer mon CAP de pâtissier on live ou avec un livre – Valentin & Co –, ranger ma maison en 3 jours, classer ses photos, nettoyer son disque dur, trier ses affaires….)
  • Changer ses routines 
  • Prendre soins des siens et des autres ; profiter pour renouer des liens , retrouver des personnes perdues de vue

Spirituel

Ce domaine est très personnel. Pour certains, cela concerne la religion, d’autres, l’humanisme ou les rituels.

Certaines activités comme le yoga, le chi cong, le taï chi, les arts martiaux, la méditation favorisent l’éveil spirituel.

Le plus important est de faire les choses en conscience dans le moment présent. Ceci est extrêmement régénérant et booste l’immunité.

Utilisons cette situation pour réfléchir, évoluer et grandir .